[Solo Road Trip] De Camping en Camping le long de la côte Nord-Atlantique française

par | Mis à jour le 07/08/2021 | Publié le 19/07/2021

Phare de la Hague

Le Phare de la Hague en Normandie (ou Phare de Goury)

Le 4 septembre 2020, je partais en solitaire pour 3 semaines de road trip le long de la côte Atlantique Nord et plus exactement en Normandie et dans les Hauts-de-France. Le but du voyage ? Partir à la découverte de cette région française où je n’avais jamais mis les pieds mais également repousser un peu mes limites.

Non, ce n’est pas une expédition extraordinaire à travers je ne sais quelle zone reculée du globe ; néanmoins, ce fut jusqu’à présent le voyage le plus difficile de ma vie. Ça va sans doute paraître cliché mais je voulais sortir de ma zone de confort, à nouveau. Quand on a vécu deux ans à plus de 6000 km de son pays et que l’on revient finalement après tout ce temps, le manque de l’aventure et de l’inconnu ne cesse de grandir.

C’est pour cette raison, qu’en plus de vouloir partir sans me ruiner, j’ai décidé de longer la côte Nord-Atlantique en louant des emplacements de camping. J’allais découvrir pour la première fois de ma vie ce qu’est de voyager seule aussi longtemps, de ne parler que très peu à mes congénères humains, de dormir en tente 17 nuits d’affilée, tout en visitant la région, en travaillant et en maintenant une organisation qui me permette de me sentir bien, de ne pas être trop fatiguée et de manger suffisamment – oui, car ce ne fut pas aussi simple que ça peut en avoir l’air. Ce sera une sorte de retraite spirituelle à la rencontre de l’inconfort et de la solitude qui finiront d’ailleurs par me peser.

Dans cet article, en plus du récit de mon aventure (écrit en italique), je te guide à travers la côte Nord-Ouest française. Partie de Bretagne, je me rends tout d’abord en Normandie avant de passer une semaine dans les Hauts-de-France, dans un camping au milieu de nulle part. Tout en ayant un certain pied-à-terre dans les campings en question, j’en profitais pour me déplacer en voiture afin d’explorer les alentours. C’est une organisation qui me convenait dans l’ensemble même si parfois je devais rouler une à deux heures par jour. Ce fut donc un road trip assez particulier puisqu’il m’est arrivée de dormir 7 nuits dans le même camping contrairement à l’idée que l’on peut avoir de ce type de voyage, où l’on reste généralement qu’une nuit ou deux au même endroit pour continuer sa route.

L’organisation que tu choisiras ne dépend que de toi. Même si tu ne t’organises pas comme je l’ai fait, cet article te sera utile pour savoir que faire dans la région.

I. 3 nuits en camping à Saint-Vaast-la-Hougue, dans le Cotentin

Samedi 4 septembre, mes affaires sont prêtes : sacs à dos, tente, glacière avec un peu de nourriture. Je suis contente de m’en aller, de repartir à l’aventure. Je pars donc en direction de la Normandie, cette région voisine de la Bretagne avec qui nous nous disputons la propriété du Mont Saint-Michel (que je n’ai d’ailleurs pas visité durant de trip). Le trajet n’est pas long : 2h30 de route pour rejoindre La Hague, première étape du voyage.

1. La Hague

La Hague se situe au nord-ouest du Cotentin. J’y découvre les premiers paysages côtiers entre la Mare de Vauville et l’Anse des Moulinets. Je fais mes premières balades sur le sable. Je mange mon premier repas dans la voiture en face de l’eau. Je m’arrête au Nez de Jobourg, une avancée rocheuse qui forme une crique nommée l’Anse de Senival. Les falaises y sont les plus hautes de la côte ouest avec 128 m de hauteur au point culminant.

Je continue ensuite de longer la mer et décide de m’arrêter à la plage d’Écalgrain. Je n’avais pas d’organisation précise quant à ce que je voulais voir donc je décidais de m’arrêter, ou pas, au fur et à mesure de mon avancée.

Le Cap de la Hague sera le dernier spot de cette première journée et pas des moindres ! J’ai particulièrement adoré explorer cet endroit situé tout au bout de La Hague avec son phare, son port et ses petits bateaux colorés.

Nez de Jobourg

Le Nez de Jobourg

Cap de la Hague
Phare de Goury

Le Cap de la Hague et son phare

2. Saint-Vaast-la-Hougue

Ça y est, je suis installée sur mon premier emplacement de camping. Mes voisins sont pour la grande majorité des retraités ; nous échangeons des bonjours et des sourires mais nous n’irons pas jusqu’à avoir une conversation. J’ai réussi à monter la tente sans trop de difficulté. Je n’ai pas bien dormi ; il va me falloir un peu de temps pour me faire à ce nouvel environnement. Je m’habitue aussi à devoir marcher 3 minutes avant d’arriver aux toilettes. Enfin, j’ai toujours un peu de nourriture fraiche dans la glacière et j’utilise le réchaud pour me faire de bons petits repas. Jusqu’ici, on peut dire que ça va plutôt bien !

Cette deuxième journée, je m’aventure à Saint-Vaast-la-Hougue, une petite commune située sur la côte est du Cotentin ; c’est donc ici que je me suis installée pour 3 nuits. J’ai découvert en arrivant qu’il y avait quelques trucs à y voir donc je suis partie explorer les lieux et ses environs.

On y trouve notamment un port de plaisance et un phare que j’ai particulièrement adoré photographier. Néanmoins, ce qu’il ne faut pas manquer à Saint-Vaast ce sont les tours Vauban – de l’architecte du même nom – inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008. On trouve une première tour à La Hougue, non loin du fort du même nom et une autre sur l’île Tatihou à 1 km de la côte. Elles ont été construites pour protéger la commune des attaques anglo-hollandaises. Cependant, je n’ai pas pu visiter l’intérieur des tours car elles étaient fermées en raison du Covid-19.

Informations pratiques

La Tour de la Hougue

La tour de la Hougue est toujours fermée au moment où j’écris cet article. 

La Tour de l’île Tatihou

L’île est accessible à pied lorsque la marée est basse ou en bateau dans le cas contraire.

Dates et horaires d’ouverture : la tour est également toujours fermée au moment où j’écris cet article. Le musée de l’île est cependant ouvert de 10h15 à 17h45.

Tarif : 11,50 € pour l’aller-retour en bateau avec accès en visite libre du musée maritime et de la tour de l’île. Tu peux réserver en ligne sur la billetterie ou te rendre à l’accueil-billetterie Tatihou sur le Quai Vauban de Saint-Vaast tous les jours entre 9h00 et 12h30 et entre 13h15 et 17h00.

Si tu fais l’aller-retour à pied à marée basse, le prix est de 6,50 € pour pouvoir visiter le musée.

Durée de visite de l’île : une après-midi à une journée entière. Tu peux aussi y passer plusieurs jours et dormir sur place.

Le Port de Saint-Vaast-la-Hougue

Le port de Saint-Vaast-la-Hougue

Le Phare de la Hougue

Le phare de la Hougue

Tour Vauban de la Hougue

Le tour Vauban de la Hougue

3. La Pointe de Saire & Promenade à Barfleur

Je commence doucement mais sûrement à me faire à la routine de la vie de camping en solo – parce qu’il faut le dire, à plusieurs ce n’est pas la même chose ! Je suis la seule à pouvoir penser à tout, préparer les repas, ranger le bazar, faire la vaisselle. Ma deuxième nuit n’a pas été plus réparatrice que la première donc je commence à accumuler de la fatigue. Sans compter que je trotte pas mal ici et là pour explorer les environs. Néanmoins, c’est ce que je recherchais ! M’évader de ma routine confortable qui consiste à vivre sous un toit avec un frigidaire, des toilettes à 3 mètres de mon lit et de l’eau potable qui coule du robinet. Je n’ai que ce que je voulais et je sens déjà que j’en tire certains apprentissages. 

La Pointe de Saire

À moins de 10 minutes de voiture au nord de Saint-Vaast-la-Hougue se trouve la Pointe de Saire, une jolie avancée terrestre à l’extrémité ouest du Val de Saire. J’ai pu profiter d’une belle plage très peu fréquentée !

Pointe de Saire Normandie

La Pointe de Saire

La commune de Barfleur

Direction ensuite Barfleur, encore un peu plus au nord. Cette commune de 560 habitants est la plus petite du département de la Manche. Elle fait partie de l’association des Plus Beaux Villages de France. À l’arrivée, je découvre son port de pêche et ses chalutiers colorés. Je me promène ensuite dans le village en passant devant l’Église Saint-Nicolas puis je continue à travers les ruelles et les maisons en granite pour faire une boucle et revenir devant le port.

Port de Barfleur

Le port de pêche de Barfleur 

Barfleur maison de granit

Une maison à Barfleur

4. Utah Beach, la plage & le musée du débarquement

Après la balade matinale à Barfleur et un déjeuner en toute simplicité au camping de Saint-Vaast, je décide de rouler 30 minutes pour me rendre à Utah Beach.

Utah Beach, ça ne se loupe pas si tu fais un road trip en Normandie. Il s’agit de l’une des plages qui a vu débarquer les alliés le 6 juin 1944. C’est à partir de ce jour-là que j’ai réellement commencé à me plonger dans l’histoire particulièrement intéressante de la Normandie.

Pour visiter les lieux, tu peux stationner facilement et te rendre sur la fameuse plage. Tu verras qu’il est difficile d’imaginer l’horizon paisible que tu auras en face de toi en pleine guerre mondiale…

Pour en apprendre davantage, je me suis décidée au dernier moment à visiter le musée d’Utah Beach. Il est captivant puisqu’il raconte la bataille de Normandie et l’implication des Américains. Il détaille en dix séquences les évènements du jour J. Le musée présente aussi un court film « La plage de la victoire » qui aide encore davantage à prendre conscience des évènements.

C’est un musée particulièrement intéressant car il présente la Seconde Guerre Mondiale sous l’angle d’un jour précis et surtout à l’échelle de la Normandie. On voit en détail comment les Normands ont vécu l’occupation et comment ils ont résisté. Par ailleurs, si tu te poses la question, sache que tu y apprendras pourquoi la plage a été nommé Utah Beach, du nom de l’État américain 😉

Informations pratiques

Horaires d’ouverture :

  • Du 1er octobre au 31 mai : de 10h00 à 18h00 ;
  • Du 1er juin au 30 septembre : de 9h30 à 19h00.

Les caisses ferment 1h avant la fermeture du musée.

Tarif : 8 euros.

Durée de la visite : 1h30 environ.

Utah Beach

Paisible Utah Beach

II. 4 nuits en camping à Étréham dans le Calvados

Après une troisième nuit plus reposante à Saint-Vaast, je reprends la route en direction du Calvados afin de passer 4 nuits sur un nouvel emplacement et de continuer à explorer la Normandie. Je m’installe sur la belle pelouse qui habille mon terrain pour la semaine. Le camping est quasiment vide ; l’école a repris, les vacanciers sont partis.

Les packs réfrigérants que j’utilisais pour refroidir la glacière sont maintenant à température ambiante ; les derniers yaourts sont ce qui me reste de « frais ». Je ne veux pas embêter les campings et leur demander de mettre à congeler les packs – surtout en période de pandémie mondiale. J’avais de toute façon prévu de m’en passer. Je mange donc beaucoup de maïs et de thon en conserve. J’ai des fruits, de la soupe, des pâtes, du riz. Parfois, je vais en magasin acheter du fromage et des yaourts que je mange dans la journée. Il m’arrivera tout de même à Reine Mathilde de commander une barquette de frites pour faire le plein de calories.

Je commence à trouver mon rythme dans cette nouvelle vie éphémère que je m’impose, dans laquelle tout est plus compliqué. C’est à ce moment que je me rends compte de notre grande capacité d’adaptation. Je suis moins fatiguée, j’ai pris mes marques.

1. La Pointe du Hoc & Omaha Beach

Avant d’arriver à Étréham, je passe par la Pointe du Hoc, une petite avancée côtière qui fut un point stratégique du mur de l’Atlantique et la scène de l’une des batailles les plus difficiles du débarquement. En effet, les Alliés ont dû gravir les falaises de 25 à 30 mètres pour mettre hors-service les pièces d’artillerie lourdes des Allemands. Finalement, il s’est avéré que ces derniers avaient déplacé les pièces un peu plus loin dans les terres quelque temps plus tôt.

Informations pratiques

La visite est gratuite, libre et organisée en circuit que tu suis donc pour découvrir la batterie d’artillerie et les falaises côtières. En temps normal – hors Covid-19 – il est possible de voir un court film à l’accueil, ce que je n’ai pas pu faire. Le site est accessible tous les jours, 24h/24.

Un peu plus loin se trouve Omaha Beach, une autre plage du débarquement sur laquelle les Alliés Américains ont perdu le plus d’hommes. Malgré cette anecdote qui plombe l’ambiance, la plage qui s’étend sur 8 km est très belle. Je me suis d’abord posée pour déjeuner sur le parking en face de la plage, près du Logis Hôtel du Casino, que l’on reconnaît facilement grâce à son ponton. J’y ai d’ailleurs fait sécher ma tente – un autre souci à gérer quand tu décampes tôt le matin d’un emplacement et que ta maison est trempée.

Tente qui sèche et ponton Omaha Beach

Séchâge de la tente à Omaha Beach

Omaha Beach

Omaha Beach

Ponton Omaha Beach

Le ponton d’Omaha Beach

J’allais partir croyant qu’Omaha Beach c’était « juste » ça, mais pas du tout ! À peine 2 km plus loin, j’aperçois des statues étonnantes sur le sable. Il s’agit du monument commémoratif Les Braves d’Omaha Beach. Il est composé de trois sculptures : « Les ailes de l’espoir », « Debout la liberté ! » et « Les ailes de la Fraternité ». 

Les Braves Omaha Beach

Les Braves d’Omaha Beach

2. La ville de Bayeux

Avant de partir découvrir Bayeux, j’apprivoise mon nouvel environnement à Reine Mathilde. Le séjour s’y annonce particulièrement solitaire même s’il m’arrive d’échanger quelques mots avec les propriétaires. De manière générale, j’attire les regards étonnés des derniers vacanciers présents dans le camping ; ils se demandent ce que je peux bien faire toute seule.

Une partie de mes journées est souvent consacrée au travail ; quand les lieux le permettent, je prends mon ordinateur pour travailler (mon job s’effectue à distance pour le moment) mais aussi pour écrire des articles sur le blog. De manière générale, j’ai trouvé assez difficile de concilier le travail avec le road trip, notamment car le rythme de ce dernier était relativement soutenu. Il m’est néanmoins arrivé plusieurs fois de ne pas bouger du camping pendant une journée entière, ça me faisait du bien de ralentir le rythme. Je pense qu’il me serait possible de concilier voyage et travail si je voyageais lentement (slow travel comme on dit) et avec un peu plus de confort. Voilà une autres des leçons que j’ai pu tirer de ce road trip.

Bayeux est une ville de Normandie principalement connue pour le musée de la Tapisserie de Bayeux qui retrace la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant. Je n’ai pas visité ce musée ni même celui de la Bataille de Normandie ; on ne peut pas tout voir ! J’ai choisi de me promener dans le centre historique aux rues pavées, de me rendre à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame au style gothique et de flâner dans le cimetière militaire britannique.

Bayeux est une ville très sympathique et agréable à parcourir ; par ailleurs, première ville à avoir été libérée lors de la Bataille de Normandie, elle est l’une des rares à ne pas avoir été complètement détruite, conservant ainsi sa beauté architecturale.

Je n’oublie pas la célèbre dentelle de Bayeux dont le Conservatoire réalise des créations de luxe pour de grands couturiers. Si tu es intéressé(e), tu peux en apprendre davantage en visitant le musée d’Art et d’Histoire Baron Gérard.

Tombe Cimetière militaire britannique Bayeux
Cimetière militaire britannique Bayeux

Cimetière militaire britannique de Bayeux

3. La ville de Caen

Je commence ce nouveau jour par la visite de Caen le matin et un peu de travail l’après-midi au camping. J’ai aussi fait ma lessive et d’ailleurs, ce n’est pas donné (10 euros avec le sèche-linge) mais ce fut très satisfaisant de retrouver des vêtements propres. Je m’en sortais toujours plutôt bien niveau nourriture même si je commençais doucement à me lasser de manger souvent la même chose. C’est ce jour-là que j’ai commandé une barquette de frites à la brasserie du camping pour le plus grand bonheur de mes papilles.

Ha Caen ! Je n’exagère même pas en disant que ce fut la plus belle surprise de mon road trip. J’ai hésité à m’y rendre, j’allais passer à côté, l’ignorer. Une surprise oui, c’est le mot juste. Car je ne m’attendais pas à découvrir une ville aussi riche architecturalement et culturellement, une jolie cité où grouillent de nombreux étudiants. Elle m’est apparue comme une ville animée alors que je l’imaginais morose. Comme quoi, il n’y a rien de mieux que de voyager pour faire tomber les à-priori.

L’Abbaye-aux-Hommes

L’Abbaye-aux-Hommes a été fondée par Guillaume le Conquérant en 1063. Elle abrite l’église Saint-Étienne et depuis 1965, l’hôtel de ville. Le site, qui a servi de refuge à la population, a miraculeusement survécu aux bombardements de 1944. La petite anecdote relative à cette abbaye c’est que le Duc de Normandie l’a faite construire pour se faire pardonner par l’église de son mariage avec Mathilde de Flandre avec qui il avait un lien de parenté (cousins au cinquième degré).

Comment la visiter ?

  • Visite découverte : visite en autonomie, toute l’année ;
  • Visite guidée « Un patrimoine d’exception » : visite de l’abbaye avec un guide pendant 50 minutes ;

Horaires d’ouverture : les horaires varient en fonction de la saison, tu peux les retrouver ici.

Tarif :

  • Visite découverte : 3 € hors période d’exposition temporaire, sinon 4 € ;
  • Visité guidée : 6,50 € ou 5,50 € hors période d’exposition temporaire.

Durée de la visite : environ 1 heure.

Abbaye aux Hommes Caen
Abbaye aux Hommes

L’Abbaye-aux-Hommes de Caen

L’Abbaye-aux-Dames

Guillaume le Conquérant a fait construire l’Abbaye-aux-Hommes, Mathilde de Flandre – son épouse – fonda l’Abbaye-aux-Dames ! Depuis le 1er janvier 2016, elle est le siège de la Région Normandie. 

Comment la visiter ?

  • Visite libre du cloître et de l’église abbatiale de la Trinité où repose la Reine Mathilde depuis 1083 ;
  • Visite guidée de l’ancien couvent, de l’église et de la crypte ;
  • Si tu ne souhaites pas visiter l’abbaye, sache qu’elle se situe dans le parc Michel d’Ornano où il est agréable de se promener.

Horaires d’ouverture : de 8h30 à 12h30 et de 13H30 à 18h00 en semaine, de 14h00 à 18h00 le week-end. Visites guidées tous les jours à 14h30 et 16h. Site fermé le 01/01, le 01/05 et le 25/12.

Tarif :

  • Visite libre : gratuite ;
  • Visite guidée : 4 €. Les réservations ne sont pas nécessaires ;
  • Visite théâtralisée : 5 €.

Durée de la visite : environ 1 heure.

La Place Saint-Sauveur

J’ai découpé ma visite de Caen en 2 jours car je suis arrivée au château entre midi et deux, le parfait timing pour prendre un bain de foule d’étudiants qui déjeunent, mais moins cool que tu souhaites éviter le monde. Je suis donc retournée à ma voiture en passant par la Place Saint-Sauveur où se trouvent ces statues intrigantes du Néerlandais Joep Van Lieshout. Les sculptures ont créé la polémique lors de leur installation (pas beau, trop cher). Perso, j’aime assez ce genre d’art contemporain en plein-air !

Statue Place Saint Sauveur
Place Saint Sauveur Caen

Les sculptures de la place Saint-Sauveur

L’église Saint-Pierre & le Château de Caen

En revenant le lendemain matin, j’ai pu faire le tour du château de Caen construit par Guillaume le Conquérant vers 1060. Les remparts donnent une jolie vue sur l’église Saint-Pierre. N’hésite pas à te promener dans l’enceinte du château où tu trouveras le musée des Beaux-Arts avec le parc des Sculptures, le musée de Normandie, le Palais de Guillaume, le donjon, la tour de la Reine Mathilde, les différentes portes et barbacanes, l’église Saint-Georges ainsi que des panneaux explicatifs.

✎ Le château est ouvert en accès libre tous les jours mais il est fermé la nuit.

Eglise Saint-Pierre de Caen

L’Église Saint-Pierre de Caen

Le musée mémorial de Caen

Allez, un musée ! Ça faisait longtemps. Le musée mémorial de Caen c’est sûrement l’un des plus gros du coin donc je ne voulais pas le manquer. Il est découpé en trois expositions sur 1) la Seconde Guerre Mondiale, 2) le Débarquement et la Bataille de Normandie et 3) La Guerre Froide. On peut également regarder un film dynamique en 360° qui revient sur les évènements marquants du XXe siècle en Europe dans une salle immersive. J’ai apprécié l’expérience ! Le musée est très intéressant et varié donc s’il y a en a un à faire dans la région, c’est sûrement celui-là.

Horaires d’ouverture : retrouve-les sur le site du musée.

Tarif : 19,80 €. Tu peux réserver ton ticket sur la billetterie en ligne.

Durée de la visite : je suis restée 3h, mais je pense que j’aurais pu rester encore davantage.

Un autre endroit où je suis allée avant de partir c’est Port-en-Bessin à quelques minutes de voiture du camping. C’est une petite commune très mignonne, avec un port et une rue – rue de Bayeux – ornée de drapeaux de pays du monde entier qui m’a d’ailleurs rappelée la Benjamin Franklin Parkway de Philadelphie aux États-Unis. Comme quoi ! 

III. 2 nuits en camping à 10 minutes d’Étretat

J’ai repris la route pour me rapprocher d’Étretat et de ses fameuses falaises. Il me semble qu’à l’origine, c’est elles qui m’ont motivée à faire ce road trip… Sur le trajet, j’ai redécouvert Flunch – et les menus à 10 euros avec accompagnement à volonté – ce qui a ravivé quelques souvenirs d’enfance (oui, on y mangeait souvent en famille le dimanche midi, pas toi ?). J’ai aussi fait un truc un peu stressant, mais au final ça s’est révélé ne pas être grand-chose : j’ai traversé la Seine en bateau, avec ma voiture. C’est ce qui arrive quand tu évites les péages sur la route entre Caen et Étretat. C’était une chouette expérience ! (Disclaimer : à priori, il y a un autre pont qui traverse la Seine sans passer par l’autoroute, mais bon, mon GPS n’a pas capté). 

L’accueil à ce troisième camping fut médiocre, de quoi me mettre de bonne humeur. En fait, il n’y avait pas grand-chose qui allait à cet endroit, le pire camping où je suis restée. Ce dont je me rappelle le plus c’est l’accueil pourri et les clients qui ne disent pas bonjour quand ils te croisent. J’avais pris l’habitude de dire bonjour au camping histoire d’échanger au moins 1 mot avec d’autres humains donc j’ai été déçue de voir que ce n’était pas une habitude dans ce camping à ce moment-là, #solitude.

1. « Un été au Havre »

J’ai raté Honfleur – encore une fois, on ne peut pas tout voir – mais je suis allée au Havre pour une promenade de santé le long de la plage et de ses petites cabanes colorées. Le ciel était gris, il y avait du vent mais c’était agréable. J’y ai vu beaucoup de joggeurs alors que j’étais assise à regarder la mer et les courageuses personnes qui s’y baignaient. C’est seulement en arrivant sur place que j’ai appris l’existence d’« Un été au Havre », un festival artistique qui expose des oeuvres d’art de manière éphémère. Toutefois, je n’ai pas été dans le centre-ville ; j’aurai peut-être dû, il paraît que c’est joli…

Un été au Havre festival
Cabanes de plage Le Havre
Un été au Havre
Le Havre

2. Les falaises d’Étretat

J’ai appris sur le tas que se rendre à Étretat un samedi après-midi en septembre quand il fait beau, ce n’est pas une bonne idée. Je ne sais pas à quoi je pensais ce jour-là mais Étretat c’est ultra- touristique donc évidemment que ça allait être bondé. Ça fait partie de ces endroits où il faut aller le matin, tôt, ou alors en fin de journée. Pas l’après-midi. Capiche ? 

Bref, je suis rentrée au camping, j’ai fait une sieste et j’y suis retournée le soir. Et le lendemain matin aussi. 

Au camping

Je n’imaginais pas Étretat ainsi. Je savais que le site était touristique, mais davantage comme un parc national américain ; il y a du monde mais ça reste wild. Il s’agissait à l’époque d’un petit village de pêcheurs. Depuis le XIXe siècle, la commune est devenue une station balnéaire aux allées piétonnes bordées de restaurants, de bars et juste devant la plage, un casino – UN CASINO les gars. Je ne m’y attendais pas. D’ailleurs, je ne pensais pas non plus qu’il y avait une véritable plage. En fait, je ne connaissais pas grand-chose d’Étretat, juste les falaises de la superbe côte d’Albâtre que l’on voit partout en photo.

Je suis donc retournée à Étretat en fin de journée. J’ai rejoint la plage puis j’ai grimpé la côte à gauche de celle-ci pour arriver au-dessus des falaises – franchement, ça monte pas mal ! De la plage, on voit deux arches mais en montant, on en voit une de plus, un peu plus loin. J’ai assisté à un joli début de coucher de soleil mais je ne suis pas restée jusqu’au bout pour ne pas avoir à dîner dans le noir au camping.

Étretat coucher de soleil

Étretat, falaises à gauche de la plage

Le lendemain matin, j’y suis retournée, tôt. J’ai regrimpé la falaise mais cette fois j’ai continué de marcher le long du Chemin des Douaniers, une bonne technique pour éviter la foule puisque la plupart des gens ne vont pas aussi loin. Ensuite, j’ai voulu découvrir la falaise à droite de la plage, celle où se trouvent les jardins d’Étretat (que je n’ai pas visités, c’est 10 €). Cette fois, ça grimpe aussi, mais ce sont des escaliers. Tu y verras un monument qui s’appelle « L’oiseau Blanc » ; c’est une sorte de mémorial en hommage aux premiers hommes à avoir survolé l’Atlantique en avion.

Étretat c’est donc à voir, mais aux heures creuses et si possible en basse saison. Ce n’est définitivement pas la même expérience en pleine journée d’été et en début de matinée d’automne.

Étretat le matin
Étretat

IV. Une nuit en camping à 10 minutes de Veules-les-Roses

J’ai quitté Étretat pour Veules-les-Roses, à 1 heure de route. La commune fait partie de l’Association des Plus Beaux Villages de France. Il faisait très chaud, j’étais fatiguée donc je suis partie. Je me suis installée sur mon nouveau terrain, j’ai dîné et je suis retournée à Veules en fin de journée. C’est très mignon, il y a une plage et on est toujours sur la côte d’Albâtre (qui s’étend d’Honfleur à Dieppe) donc les falaises sont spectaculaires.

Écoutant les conseils de la propriétaire du camping – très gentille cette fois – je suis allée à Sotteville-sur-Mer ainsi qu’à Saint-Aubin-sur-Mer. Ce sont encore des exemples de la beauté des falaises de la côte, mais c’est tout petit et moins fréquenté que Veules-les-Roses.

Veules les roses coucher de soleil

Coucher de soleil à Veules-les-Roses

V. 7 nuits en camping dans les Hauts-de-France

Après la Normandie, le road trip se poursuivit dans les Hauts-de-France où j’ai passé une semaine en camping dans une commune qui s’appelle Licques – très peu de chance que tu connaisses. Avant de rejoindre ce nouveau lieu de vie, j’ai fait une escale à Dieppe où j’ai (re)mangé au Flunch, fait le plein de provisions et profité pour me rendre tout en haut, au Château de Dieppe qui offre une jolie vue sur la côte. En route, je me rappelle enchainer les podcasts des Others, Les Baladeurs, de quoi ne pas voir le temps passer.

Arrivée au camping, je m’installe sur mon nouvel emplacement ; j’étais ravie de pouvoir enfin poser mes bagages pour une semaine et ne pas avoir à démonter et remonter la tente au rythme soutenu des jours précédents. J’étais maintenant prête à découvrir la région !

1. Le site des deux-Caps

Le site des deux-Caps, c’est un peu l’Étretat des Hauts-de-France, mais en moins connu – surtout au niveau national. Il comprend le Cap Blanc-Nez et le Cap Gris-Nez, deux lieux immanquables sur la côte d’Opale qui sont classés parmi les Grands Sites de France.

Le jour où j’ai décidé de m’y rendre, la météo n’était pas avec moi ; une marée de brouillard m’empêchait de voir l’horizon et le vent soufflait très fort. J’étais persuadée que je perdais mon temps parce que la visibilité serait nulle une fois sur la côte. C’est avec étonnement que j’ai découvert à l’arrivée le Cap Blanc-Nez magnifié par ce fameux manteau de brouillard. Comme quoi, parfois ça vaut le coup de persévérer !

À marée haute, il n’est toutefois pas possible de descendre sur la plage. Je suis donc revenue quelques jours plus tard lorsque la marée était basse. J’ai pu redécouvrir le site sous un angle totalement différent mais tout aussi remarquable.

Le Cap Gris-Nez est, quant à lui, le point du littoral français le plus proche de l’Angleterre. J’ai beaucoup apprécié de me promener sur les sentiers alors que le soleil avait fait son grand retour. Les chemins de promenade se divisent en 3 belvédères : le Belvédère de la Nature, le Belvédère du Vent et du Détroit et enfin le Belvédère de la Baie. J’ai emprunté chacun d’entre eux l’un après l’autre ; j’ai notamment pu voir la guérite des Douaniers qui était le poste de garde du Cap Gris-Nez et en apprendre sur l’histoire des lieux grâce aux panneaux explicatifs.

Cap Blanc Nez de la falaise

Le Cap Blanc-Nez de la falaise

Cap Blanc Nez de la plage

Le Cap Blanc-Nez de la plage

La guérite des Douaniers

La guérite des Douaniers, Cap Gris-Nez

2. Les jolies (et un peu moins jolies) communes alentours

Il y a des jours comme ceux où je suis allée à Calais ou encore à Dunkerque, où je n’ai pas le désir d’explorer et de m’aventurer dans les rues et les monuments environnants ; où, tout simplement, je ne me sens pas hyper bien. J’ai l’impression de m’obliger à bouger et ensuite, quand j’arrive et que j’ai envie de repartir aussitôt, je culpabilise.

Le Phare de Calais

Le phare de Calais

Et puis, il y a ces journées où je me rends à Boulogne-sur-Mer et que l’ambiance me correspond davantage. Alors, je découvre les remparts, la crypte ou encore le château. Il y a aussi mon coup de coeur, Montreuil-sur-Mer, une petite commune de 2000 habitants et qui n’est d’ailleurs pas « sur mer » mais à 15 km de la côte. Ici, je découvre la place du marché qui grouille de monde. Puis je m’éloigne un peu pour me retrouver presque seule sur les remparts qui donnent une vue dégagée sur les environs verdoyants. Je marche à travers les ruelles pavées et colorées, notamment la rue Clape-en-Bas où je tombe sur une petite boutique zéro déchet très sympathique « La Petite Fée Cousette ». À ce moment-là, je suis conquise. Mais c’est tout à fait normal de ne pas l’être tout le temps. On essaye : parfois ça passe, parfois ça casse.

Boulogne-sur-mer
Balade à Boulogne-sur-mer

Promenade à Boulogne-sur-mer

Remparts Montreuil-sur-mer

Des remparts de Montreuil-sur-mer

Rue des restos Montreuil-sur-mer
Maisons montreuil-sur-mer
Boutique zéro déchet

Balade à Montreuil-sur-mer

Ruelle Montreuil-sur-mer
Ruelle en côte Montreuil-sur-mer

3. Les plages du Pas-de-Calais

En plus du Cap Blanc-Nez et du Cap Gris-Nez, Le Touquet-Paris-Plage et Berck font figure de sites connus dans le département. Au Touquet, on sent que c’est propre et soigné, l’ambiance y est très bobo ! Je passe devant toutes les boutiques de luxe pour rejoindre la plage en faisant une petite pause « crêpe beurre-sucre » aux Mignardises St Jean que je déguste à quelques mètres de là, avec vue sur mer. La promenade continue par La Balade de la Combe le long des dunes ; c’est ce que j’ai préféré.

Quant à Berck-Plage, plus précisément la Baie d’Authie, il est possible d’observer des phoques un peu avant la marée basse. Cependant, j’y suis allée le week-end et c’était absolument blindé ! Pour trouver une place de parking, j’ai dû faire 3 ou 4 tours. Une fois stationnée, je n’ai même pas vu les mammifères. Peut-être que la marée n’était pas suffisamment basse… J’ai donc rebroussé chemin légèrement étourdie par la foule. Peut-être que tu auras plus de chances que moi 😉

Touquet Paris Plage
Touquet Paris Plage balade

Le Touquet-Paris-Plage

Berck Plage

Plage des Phoques de la Baie d’Authie

C’est ici que s’est achevé mon road trip de camping en camping à travers la Normandie et les Hauts-de-France. Cette dernière semaine m’a paru plus longue, plus lourde. La solitude m’a pesée. La vie de camping aussi. Les insectes qui grimpent sur ma tente. Les repas de plus en plus monotones. Néanmoins, j’en ai tiré beaucoup d’apprentissages et je n’ai aucun regret.

VI. Bonus : Lille, la capitale des Flandres

Le voyage n’est pas tout à fait terminé : direction Lille ! Mais cette fois, j’en ai fini avec le camping. J’ai logé en auberge de jeunesse et j’ai retrouvé le confort d’avoir un toit, un lit et des prises de courant pour recharger mon ordinateur et mon téléphone. Cependant, j’ai rapidement été déçue car je pensais retrouver l’ambiance « hostel » que j’avais pu découvrir lorsque je voyageais aux États-Unis. Ce ne fut pas le cas : chacun restait dans son coin, personne ne disait bonjour, on m’a même pris de la nourriture… Bref.

Pour découvrir Lille autrement, j’ai décidé de faire un free walking tour, c’est-à-dire un tour guidé à pied avec une personne qui connaît l’endroit comme sa poche. En théorie c’est gratuit, mais c’est quand même mieux de donner un petit tip surtout si on a apprécié la visite. J’ai fait mon tour avec LilleFreeTour ; j’ai eu la chance d’être seule avec mon guide donc j’ai pu lui poser beaucoup de questions. Il m’a raconté des anecdotes et j’ai appris des choses sur la ville que je n’aurais probablement pas découvertes seule. J’en étais très satisfaite donc je te le conseille. Mon tour a duré 2 heures.

Je ne m’étale pas sur la visite de Lille car il y a beaucoup d’articles qui pourront te guider mais aussi parce que je n’en garde pas un excellent souvenir… N’oublie cependant pas de manger des Merveilleux !

Maisons à Lille

Les drôles de maisons de Lille

Passage des Trois Aiguilles

Le passage des 3 Aiguilles

Vue du beffroi de Lille

Vue du Beffroi de Lille

VII. Mon avis sur les campings et auberge de jeunesse où j’ai séjourné 

☾ 3 nuits à Saint-Vaast-la-Hougue au camping La Gallouette : très bien situé dans le Cotentin, bon accueil, sanitaires propres, un bar/snack et derrière un « espace » où j’ai pu travailler et recharger mon matériel ;

☾ 4 nuits à Étréham au camping Reine Mathilde : bon accueil, grand emplacement, sanitaires propres, plats à emporter, un peu perdu en pleine campagne mais c’est agréable. Il y a une sorte de véranda à côté des sanitaires où je me suis installée pour travailler et recharger mon matériel ; en septembre, cet endroit n’était pas utilisé pour d’autres activités donc j’en ai profité ;

☾ 2 nuits près d’Étretat dans le camping Le Grand Hameau : accueil pas terrible, sanitaires propres, pas de papier toilette, bien situé. Je ne conseille pas ce camping car l’accueil m’a déçue ;

☾ 1 nuit à côté de Veules-les-Roses au camping Les Garennes de la Mer : très bon accueil, conseils sur que faire aux alentours, sanitaires propres, bien situé, seulement 10 € la nuit en emplacement, pas de piscine ;

☾ 7 nuits dans les Hauts-de-France dans le camping Les Pommiers des 3 pays : personnel sympathique, sanitaires propres, piscine couverte. Pas grand-chose aux alentours, un peu perdu au milieu de nulle part mais je l’ai choisi car j’étais à peu près à distance égale de tous les endroits que je souhaitais visiter. Il y a une terrasse qui m’a servi de bureau durant la durée de mon séjour ;

☾ 4 nuits à l’auberge de jeunesse The People Hostel à Lille : rien à redire sur l’accueil, le lit en dortoir était confortable et la chambre plutôt propre. Par contre, un manque de propreté dans la cuisine puisque la vaisselle n’était pas faite après chaque repas par tout le monde. Les sanitaires étaient plutôt propres jusqu’à ce que je me lève un matin et que je vois des déchets dans la douche. On m’a pris de la nourriture alors qu’il y avait mon nom sur l’aliment en question et qu’il y a un message « don’t eat other people’s food » sur le frigo. Plus globalement, le marché du logement étant tendu à Lille, beaucoup de personnes n’ont pas d’autres choix que de loger en auberge de jeunesse. Ce ne sont pas des travelers donc on perd l’ambiance si caractéristique des auberges où fourmillent des dizaines de nationalités différentes et où les individus sont enclins aux rencontres. Je devais rester 7 nuits mais je suis finalement partie au bout de 4 nuits ; l’auberge de jeunesse a accepté de me rembourser les nuits restantes.

VIII. Les affaires que j’ai emportées pour ce road trip 

Liste non exhaustive

1. Matériel de camping

Mon matériel de camping est en fait un matériel de randonnée/trekking en montagne. J’ai décidé d’investir dans du bon matériel que je vais pouvoir utiliser sur le long terme dans à peu près toutes les conditions.

J’avais fait l’impasse sur la table de camping pour ce voyage.

2. Affaires diverses

J’avais également le nécessaire pour l’hygiène et le matériel électronique pour prendre des photos et travailler.

IX. Budget pour 3 semaines de road trip

Logement : 236 € de camping et 74 € d’auberge de jeunesse.

Essence : environ 200 €

Nourriture : environ 250 € (les deux Flunch compris)

Visites : environ 40 €

Divers (parking, lessive, etc.) : environ 30 €

Total : environ 830 € pour 3 semaines.

Conclusion de ce road trip le long de la côte Nord-Atlantique française

Wow. Ce n’est pas chose facile que de conclure sur trois semaines de road trip en solo. Je suis partie pour explorer le nord de la France que je ne connaissais pas pour me faire mon propre avis en faisant abstraction de ce que j’avais pu entendre. Je suis également partie pour fuir la routine, fuir le quotidien prévisible, presque trop facile. Enfin, je suis partie pour retrouver l’inspiration, peut-être aussi une certaine spiritualité.

Ainsi, j’ai exploré la Normandie et je l’ai adoré. Je suis consciente que je n’ai pas tout vu, mais est-ce vraiment possible ? Je garde des souvenirs agréables de mes balades sur la côte et de mes explorations citadines. J’ai aussi découvert les Hauts-de-France, de la côte d’Albâtre à la côte d’Opale. C’est là que j’ai commencé à goûter à l’amertume de la solitude. Dans mon esprit résonnait une petite voix qui semblait s’inquiéter du manque d’échanges que je pouvais avoir avec les autres. Pendant plusieurs jours, je n’ai pas eu une seule vraie conversation avec un humain en face à face. L’ordinateur et le téléphone, ce n’est vraiment pas pareil – ça ne compte pas. Jusqu’à présent, c’est la seule fois de ma vie que je me suis sentie ainsi, aussi longtemps. Cependant, je me sentais seule mais au moins j’étais seule. Quoi de pire que de se sentir seul et de ne pas l’être ? Et pourtant, c’est une chose plutôt courante de notre vie de tous les jours. 

J’ai eu ce que je voulais en matière d’inconfort et de quotidien peu routinier. Ça n’a pas été facile. Il a fallu s’accommoder mais on finit rapidement par s’adapter. J’ai retrouvé une certaine routine, différente et éphémère. Puis, je me suis faite rattraper par le manque de confort. J’ai eu la chance incroyable d’avoir du beau temps quasiment du début à la fin. Je n’ose pas imaginer comment ce doit être difficile de faire du camping sous la pluie. Même si la météo était de mon côté, les insectes, l’humidité, le manque de bonne nourriture et le rythme que je tenais entre les visites et le travail ont fini par avoir raison de mon enthousiasme. Néanmoins, je pense que c’est dans l’inconfort que l’on apprend le plus et c’est aussi pour ça que j’ai voulu faire ce road trip. 

Enfin, je me suis en quelque sorte retrouvée. Surtout les deux premières semaines, quand je ne souffrais pas encore de la solitude. En réalité, j’apprécie être seule, ça a toujours été le cas. Le voyage en solo, c’est un miroir. TU décides ce que tu fais donc ce que tu fais correspond à ce que tu veux faire, à ce que tu aimes faire. Ta manière de penser, ton avis sur ce que tu vois n’est que le tien. Il n’y a personne pour t’influencer. Et puis le voyage en solo est un amplificateur ; tout ce que tu vis résonne deux fois plus fort. 

J’ai ainsi tiré plusieurs leçons de ce voyage :

  • Je ne peux pas tout faire, tout voir. Le voyage ne doit pas être une course contre la montre pour voir le plus de choses possible. Il faut essayer de ne pas courir après les spots à visiter. Il faut que ça reste un plaisir ;
  • Si un jour je veux voyager sur le long terme tout en travaillant, j’ai besoin de plus de confort (un toit, de l’électricité, etc.) ;
  • J’aime être seule mais il ne faut pas exagérer. Voyager en solo sans faire de rencontres inspirantes c’est clairement la loose ; j’en suis consciente maintenant. Je dois quand même préciser que j’ai fini par avoir une conversation sincère et authentique à l’auberge de Lille avec un papa qui vivait une galère monstre. Nous avons été l’oreille attentive de l’autre le temps d’une soirée ;
  • Je me suis aussi rappelée que je pouvais dire non, que je pouvais fuir. À Lille, je ne me sentais pas bien dans l’auberge de jeunesse. Il a fallu qu’une amie me dise qu’à ma place elle serait partie pour que je réalise que c’est totalement ce que je pouvais faire. Pourquoi rester quand on ne se sent pas bien ? J’étais libre de partir. En réalité, on est toujours libre de partir. Le plus difficile c’est d’en accepter les conséquences. 

Ce road trip fut une expérience enrichissante. J’ai réussi à faire rentrer 3 semaines de voyage dans un budget limité et je ne suis pas peu fière. On dit toujours que voyager coûte cher mais ce n’est pas vrai ; tout dépend de ce qu’on recherche. Les personnes qui voyagent beaucoup ne sont pas forcément les plus riches, leurs voyages correspondent simplement à leur budget. Je ne suis pas une aventurière mais j’ai besoin de bouger, d’apprendre de mon environnement pour m’enrichir intérieurement. Cependant, je ne peux pas dépenser 5000 € en trois semaines donc je m’adapte. 

À travers cet article j’ai souhaité te donner des idées pour ton road trip ou ton voyage le long de la côte Nord-Atlantique. J’ai également voulu te faire part de mes réflexions, de mon quotidien car je pense de plus en plus que le voyage n’est pas qu’une histoire de lieux à visiter, mais aussi d’expériences, de vie tout simplement. Je ne veux pas donner de leçons ; il y 36 façons de faire et la mienne n’est pas la meilleure. Il n’y a pas de meilleure manière de faire, chacun fait comme il veut. J’ai souhaité écrire un article authentique sur la manière dont j’ai vécu ces 3 semaines tout en te donnant, je l’espère, un peu d’inspiration pour organiser tes futures aventures.

Si tu as des questions ou des remarques, n’hésite pas à poster un commentaire juste en dessous ou à me contacter directement sur Instagram. Je te répondrai avec plaisir. Tu peux d’ailleurs y retrouver davantage de photos de la Normandie et des Hauts-de-France dans mes stories à la une. Merci et à bientôt !

Si l’article t’a plu, n’hésite pas à le partager, ça pourrait en aider d’autres ! 😊

― On continue de voyager par ici ! ―

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